Pleine Lune du 7 Août avec éclipse partielle de Lune : Participer à l’existence avec intensité

Alors que les mois d’été sont toujours fortement initiatiques pour moi lié au passage du Soleil dans ma maison 12 (maison du non ego, notamment), j’ai eu l’occasion de vivre cette année une intensité vibratoire sans précédent et j’ai pu observer autour de moi l’intensité, je dirais presque exigée, par cette Pleine Lune.

 

La manière dont ça a pris forme est fort différente pour chacun, selon la façon dont cette intensité vibratoire a été ou non jugée dans l’enfance.

 

Comme une invitation à suivre nos élans profonds, amoureux ou créatifs en osant lâcher tout ce qui entrave cette expression de l’amour en soi et autour de soi.

 

Quitter les loyautés et autres fidélités extérieures pour entrer dans l’expérience de l’intégrité...

 

en laissant se déconstruire toutes les projections et les formes pensées que nous avons mises en place sur l’amour et sur notre création.

 

Une invitation à retrouver notre puissance d’être et à nous abandonner totalement à l’amour en accueillant au passage, dans un état de totale vulnérabilité, les éléments de notre passé et les croyances limitantes du contexte social qui voudraient nous enfermer dans une vie plus sclérosante.

 

Nous enfermons souvent l’amour dans des carcants sécuritaires qui l’étouffent car il est par nature relié à l’intensité et à la liberté d’être. Il est non possession quand nous nous évertuons à vouloir posséder.

 

L’idée de non possession est une idée à laquelle beaucoup de nous abondent mais dans la pratique, agir dans la non possession signifie d’avoir guéri en soi toutes les parts d’ombre qui créent une forme d’insécurité nous invitant à vouloir contrôler l’autre.

 

Si nous prenons la chose de l’autre côté, nous entrons également dans des formes de loyauté qui nous poussent parfois à refouler nos élans profonds plutôt que d’entrer dans une forme plus propice pour l’âme d’intégrité avec nous-même.

 

 

Participer à la création tel un enfant en transe

 

Il m’a été montré encore plus clairement comment tout était lien et comment la guérison des liens de la petite enfance favorisait un lien intime profond avec soi qui permettait d’entrer dans un espace de vulnérabilité, seul espace possible pour entrer dans un lien d’authenticité véritable avec les autres.

 

J’ai pu ressentir ensuite comment ce lien nourrissait notre lien entier avec la création, avec le cosmos et nous permettait de pouvoir entrer dans une forme d’intense transe de fusion avec l’univers…

 

A quel point aussi l’expérience de la gratuité était au delà de toute autre expérience : donner et recevoir comme un enfant dans l’état d’innocence, une grâce inouïe…et sans savoir de quoi sera fait demain…

 

Mais revenons à ces fameux freins qui ont pu nous empêcher ou nous empêchent toujours de vivre cette grâce.

 

La honte de notre intensité

 

Observez autour de vous dans la rue Voyez-vous beaucoup de personnes « intenses » ? Imaginez un enfant dans toute la force de son âme et porteur de l’élan associé à l’état d’innocence.

 

Comment ses parents, trop souvent fatigués par la vie (je parle notamment de nos parents qui sont arrivés après les 2 guerres mondiales), vont-ils accueillir cet élan ?

 

On peut imaginer que son élan risque de venir toucher leur colère refoulée, celle de ne pas avoir osé être véritablement qui ils sont.

 

Par ailleurs, si l’arbre généalogique porte des mémoires de honte sexuelle ou de maltraitance, l’archétype de « Mars » va être jugé ainsi que l’intensité qui va avec.

 

Autre piste, cet élan amoureux que portent les garçons et les filles dans l’Œdipe et qui est très lié à l’énergie kundalinique.

 

Que se passe-t-il lorsqu’il n’est pas accueilli ?

 

L’enfant va se retrouver avec une surdose d’énergie qu’il va commencer à juger. Il va juger son intensité amoureuse et donc il va juger sa propre énergie de vie.

 

Voyez-vous le drame ?

 

L’expérience mystique n’est pas tiède, elle est, de mon humble expérience, incandescente sauf que notre éducation et nos sociétés nous poussent à la tiédeur. Alors, petit à petit nous nous limitons jusqu’à ne plus avoir d’énergie.

 

Accueillir cette honte donc d’être « trop »  pourrait favoriser les retrouvailles avec nos noces cosmiques.

 

De la peur d’être abandonné, la peur de laisser son pouvoir, à l’amour tantrique

 

Afin de pouvoir nous abandonner totalement à une relation amoureuse (par exemple), nous avons besoin de quitter le besoin de sécurité extérieure en rencontrant les émotions de l’enfant qui ne s’est pas senti assez enveloppé et sécurisé en nous.

 

Sans cela nous commençons à mettre en place des stratégies de résistance et de manipulation pour maintenir l’autre à distance ou dans un rapprochement forcé.

 

Mais s’abandonner n’est pas non plus laisser son pouvoir à l'autre.

 

C’est s’abandonner à cette force océanique qui coule entre deux personnes et non à l’ego de l’autre.

 

Ce fleuve qui coule alors entre les deux personnes vient nourrir en profondeur toutes les cellules des deux amants (Mars (Ares) est quand même bien présent dans cette Pleine Lune !)…

 

La sexualité ne devient plus un acte de prédation dans une course effrénée au plaisir mais un état océanique dans lequel coule le flot divin…

 

Elle ouvre un espace de grâce qui se maintient ensuite comme si le temps s’étirait…

 

Cet abandon n’est pas un reniement de soi mais vient au contraire restimuler toutes nos forces créatives.

 

Il nous pousse à être nous « en mieux » !

 

 

Quand l’amour se relie à l’amitié..

 

Nous vivons dans une société dans laquelle la dualité règne en maître et qui sépare beaucoup les choses et le gens.

 

Il est intéressant de ressentir lors de cette Pleine Lune comment nous pourrions inclure l’amitié dans l’amour et l’amour dans l’amitié…

 

Cela me rappelle une carte d’Osho sur l’amitié, vue au sens large comme « une qualité plus élevée plus affectueuse soutenue par la plénitude de l’existence »…

 

Avant de vous quitter j’ai la joie, pour ceux qui ne l’ont pas encore lu, de partager avec vous un article que j’ai écrit lors de cette Lunaison intitulé « oser l’amour »…

 

https://www.lefilretrouve.com/2017/07/14/oser-l-amour/

 

Je vous souhaite une belle Pleine lune !

 

Avec intensité !

 

Ariane

 

Vous pouvez partager ce texte si vous en avez envie, il est fait pour ça, en citant son origine.

 

Il est une interprétation des énergies de cette Pleine Lune parmi d’autres. Il se base sur la carte de ciel de la Pleine Lune, mes rêves, intuitions, échanges  et autres ressentis. Il se nourrit aussi de ma pratique quotidienne en tant que Phénothérapeute.

 

Si vous avez l’élan de faire un don pour soutenir l’écriture de ces bulletins vous pouvez le faire sur la page d’accueil :

www.lefilretrouve.com

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Commentaires : 4
  • #1

    GERARD (dimanche, 06 août 2017 16:41)



    J'appelle cela être en accord avec le mouvement de la Vie dans sa beauté et son intensité

    Avec Joie

  • #2

    Cathy (dimanche, 06 août 2017 18:26)

    Ah c'est exactement çà, oui ! exactement ce que j'insuffle sans imposer à mon chéri qui a subit une enfance difficile et qui à besoin de viiiiivre la vie !
    magnifique cette pleine lune du 7 aout !!! c'est le bon moment !

  • #3

    Sabina (lundi, 07 août 2017 00:05)

    Un joli bulletin que je connecte bien ;) Je me disais bien que la lune semblait pleine après avoir été témoin d'un magnifique coucher de soleil! Merci Ariane! :)

  • #4

    Aurélie (lundi, 21 août 2017 08:59)

    Très beau bulletin, très inspirant.
    Merci :-)