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De l'extraversion forcée à l'introversion décomplexée


D’aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours eu un monde intérieur très intense, sauf qu’enfant je considérais ça plutôt comme un problème.

Ayant évolué comme vous dans une société valorisant majoritairement l’extraversion, j'ai appris à m'adapter, si bien que je me suis même persuadée moi-même que j’étais d’une nature très extravertie (mon énergie « feu » donnant le change).


Je ne comprenais pas pourquoi je pouvais parfois me sentir si à l’aise et enthousiaste et parfois tellement en décalage !

Beaucoup de conversations m’ennuyaient et je me forçais avec peine à y participer.

En revanche si la conversation était en lien avec un sujet qui me tenait à coeur je pouvais me sentir soudain comme « habitée » et ne pas voir les heures passer.

J’avais l’impression que je me posais trop de questions alors que les autres avaient tendance à réagir spontanément dans le présent sans se poser de questions métaphysiques…

J’avais des intuitions fulgurantes et inexplicables sur des gens alors que les autres autour de moi semblaient plus attachés aux apparences.

Le piano, la musique, la lecture et mon journal intime me faisaient partir dans de doux voyages comme des havres de paix au milieu d’un monde un peu hostile pour moi. 


J’avais parfois l’impression d’être comme coupée en deux, comme si je devais cacher mes idéaux et autres questionnements et je me demandais si les autres devaient faire tous ces efforts pour être acceptés également.


De l’extérieur ça ne se voyait pas et j’avais l’air tout a fait adaptée et souriante.


Je continuais sur ma lancée et suivis le cheminement classique de la bonne élève suradaptée.


Puis j'expérimentais le monde de l’entreprise qui m’apparu si ennuyeux et terre à terre ! J’essayais de trouver dans le management un peu d’humain pour compenser mais je rentrais souvent chez moi vidée d'énergie.

Comme personne ne m’avait expliqué que ma vie avait un sens (et toute la démarche qui va avec) je me disais que de toute façon je n’avais pas le choix !


Puis, après avoir manqué de mourrir quatre fois (accidents que je vois aujourd'hui comme des synchronicités m'indiquant que je n'étais pas dans ma voie), avoir vécu un divorce et une négociation de départ je me mis en recherche d’une autre monde que je ne faisais jusqu'alors que pressentir...


Introversion / extraversion et fonctions Jungiennes


C’est alors que, lors d’un cours dans ma formation d'astro-psychologie, me furent expliquées les notions d’introversion et d’extraversion. Je compris que cela n’avait rien à voir avec le fait d’être timide ou sociable, mais avec le fait de prendre l’énergie en Soi, dans son monde intérieur ou à l’extérieur de Soi, à travers les échanges avec les autres.

J’avais effectivement la plupart des mes planètes sous l’horizon (maisons 1 à 6) et Mercure, planète avec la communication,  rétrograde à la naissance (tournée vers l’intérieur)…


Ce fut une révélation pour moi et le début d’une revalorisation de mon introversion !


Petit à petit je commençais à comprendre que tout ce qu’on m’avait présenté comme un symbole d’accomplissement et vers lequel je cherchais à tendre avec beaucoup de pression intérieure n’était pas trop mon truc (appartenir à des groupes, travailler en groupe, évoluer dans un monde concret et chiffrable….)


Je découvrit aussi plus en profondeur la vision Jungienne et son modèle autour des 4 fonctions (Pensée, Sensation, Intuition, Sentiment), modèle ayant servi de base au système MBTI (test de personnalité), avant de découvrir plus tard la vision Jungienne et du Soi à travers mes rêves.

Je ne me contentais pas d’avoir une dominantes introvertie (dans ce modèle nous avons une dominantes extravertie ou introvertie et en tout deux fonctions introverties et deux fonctions extraverties) mais j’avais aussi comme fonctions principales les deux fonctions opposées au modèle dominant : l’Intuition et le Sentiment !


Pourquoi est-ce que je vous raconte tout cela?


Et bien parce que j’ai plusieurs fois rencontré dans mes accompagnements des personnes qui avaient du mal à avoir confiance en elles car elle ne correspondaient pas au modèle dominant ! (Extraversion et fonctions Pensée et Sensation dominantes).


Mon travail intérieur m’a permis de m’accueillir telle que j’étais et de voir la beauté de ce que je pouvais apporter au monde comme je pouvais aussi reconnaître tout le précieux que les autres pouvaient apporter.


J’ai pu développer mes troisièmes et quatrièmes fonctions et je continue toujours le chemin.

Aujourd’hui j’ai plaisir à aider les autres en séance ou dans mes écrits à répondre à leurs questionnements métaphysiques (avec l’appui de leur inconscient dans les rêves) et aime transmettre ma vision du beau et du plus vaste dans mes chansons (ce qui était encore difficile il y a 15 ans tant ça n'était pas du tout "à la mode", et oui l'humanité s'ouvre !)


Lorsque des amies se posent les questions de « la quarantaine » j’ai plaisir à les aider en partageant les pistes que j’ai reçues suite à ces questionnements métaphysiques que je me pose depuis l’enfance !


Le confinement : une invitation à creuser les fonctions introverties 


J’étais donc sur ce chemin déjà bien avancé d’acceptation quand le confinement est arrivé.

J’ai senti que ce confinement avait joué un rôle d’accélérateur dans la reconnaissance encore plus décomplexée de cette introversion.


Comme si la vie m’autorisait encore plus à aller vers ma vraie nature…