• Ariane Clément

Quand le chemin de développement personnel se retourne contre soi…

Mis à jour : févr. 16


Suite à cette semaine d’accompagnement, j’ai eu l’élan d’écrire un texte sur la violence que nous pouvions nous faire vivre à nous et parfois aux autres dans notre chemin spirituel et de développement personnel.


Ce texte est écrit dans un élan d’amour pour nous tous sur le chemin et d’affection pour toutes ces barrières supplémentaires que nous pouvons avoir tendance à nous rajouter par rapport à des personnes qui ne sont pas sur ce chemin là (en tous cas pas consciemment car le vie nous y met tous lol !)


Le « mon âme a choisi de vivre ça» avec en toile de fond « rien ne sert d’écouter mes émotions d’enfance » ou « de toute façon mes parents n’ont pas pu faire autrement »…


J’ai pu remarquer, chez les personnes qui viennent me consulter et qui sont souvent déjà dans un chemin spirituel, une tendance à vouloir pardonner avant d’avoir écouté les blessures et autres émotions de l’enfant en eux.


J’entends parfois « oui je sais cela mais mes parents ne pouvaient pas faire autrement, eux-mêmes ont vécu ceci ou cela… », comme si la personne ne voulait pas les accabler plus !


La deuxième tendance est d’accepter de suite ce qu’ils ont vécu enfant sous prétexte que leur âme l’a choisi !


Certes, je ne vais pas vous dire le contraire, mais si elle l’a choisi, n’est-ce pas justement pour pouvoir écouter l’émotion, la reconnaître et la faire circuler ?


J’ai pu remarquer que les trois niveaux de guérison étaient indispensables : écouter la blessure de l’enfant, comprendre que les parents étaient dans une répétition par rapport à leurs propres famille, reconnaître que cela faisait partie de notre plan d’évolution en pouvant observer les talents développés associés.


Ces trois niveaux n’ont pas à se vivre conjointement et arrivent quand l’inconscient de la personne est prêt.


L’enfant est à l’origine des submergements émotionnels donc ne pas l’écouter c’est se placer dans une vie spirituelle aride et jugeante pour soi et s'exposer à des somatisations importantes plus tard (car l'enfant intérieur est en lien avec notre corps).


Ne pas comprendre les répétitions qui se vivent dans le transgénérationnel, c’est ne pas pouvoir comprendre les actes de nos parents et cela empêche le pardon.


Ne pas reconnaître que cela fait partie de notre chemin, c’est nous placer dans la blessure d’injustice qui bloque les flux bienveillants de l’univers envers nous et nous place dans une grande colère…


Les trois « niveaux » sont indispensables et aucun n’est, selon ma vision, au dessus ou préalable aux autres...


Le « thérapeute ou le médium sauvages »


Ca n’est pas parce que nous voyons et comprenons des comportements chez la personne en face de nous que nous sommes obligés de le lui pointer quand elle ne nous l’a pas demandé ou pire encore de l’utiliser comme arme dans une discussion.


Ainsi si une personne vous dit « là c’est ton enfant intérieur qui prend le dessus », vous êtes en droit de la remercier gentiment et de lui demander de cesser de vous pointer des éléments de votre inconscient.

Une autre tendance également est ce que j’appelle « la médiumnité sauvage » lors de laquelle une personne se présente à vous sans même vous demander votre avis et vous délivre un message qu’elle a « reçu » pour vous. Encore une « sacrée » intrusion !


Ainsi en parcourant les allées du salon Zen vous pouvez terminer la journée avec 10 avis divergents sur vos centres d’énergie, 15 messages « canalisés » et 6 avis sur vos blocages corporels sans avoir rien demandé (souvenirs d'il y a quelques années :-)) !


Il s’agit d’une forme d’intrusion et de violence, souvent de prise de pouvoir inconsciente que vous êtes en droit de stopper et dans laquelle nous sommes invités chacun à ne pas tomber.


Même en thérapie on ne pointe pas les choses comme ça car l’inconscient a son rythme et cela peut même être bloquant pour la personne en face de vous.


La pression du "bonheur obligatoire"


Votre enfant s’est senti rejeté par ses copains aujourd’hui à l’école ?


Vous n’êtes pas encore dans votre plein potentiel de la loi d’attraction ?


Votre couple ne ressemble pas à l’idéal du couple spirituel et vous désespérez en regardant votre homme boire sa bière quand vous préparez votre quinoa au lait de coco ?

Et bien bienvenus dans le beau mouvement de la vie !


Ca n’est pas grave !


Prenez le temps de reconnaître votre parcours et ne vous comparez pas !


Vous avez le droit d’être malheureux de temps en temps, de ne pas avoir atteint l’éveil, d’avoir un rhume sans comprendre d’où il vient, de vous réveiller bougon ou de piquer une crise de nerf, juste de vivre quoi !


Le mode de vie ascétique


Vous vous astreignez à un mode de vie très ascétique enchainant les pratiques matinales?

Votre régime alimentaire est hyper strict et vos yeux louchent dans les soirées focalisant sur la bouteille de vin rouge posée sur la table que les autres invités se partagent en célébrant la vie ?

Parfois toutes ces pratiques peuvent servir « la cuirasse de protection », celle qui est juste avant « la cuirasse du mal aimé ».


Certains vont faire des altères et d’autres des pratiques spirituelles, et ça protège d’écouter l’enfant qui pleure.


Encore une fois, cela dépend de l’élan en vous. Parfois spontanément il nous arrive d’avoir envie de méditer de plus en plus (c’est tellement bon) ou de manger des aliments à forte teneur énergétique, voire d'avoir une pratique à heure fixe et c’est plutôt bon signe ! Mais parfois, quand c’est décidé par le mental, alors il peut s’agir d’une fuite !


Soyez à l’écoute de vos rêves et vous aurez votre réponse…


Se flageller parce que « ah non, encore cette répétition ! »


Enfin il est parfois difficile de supporter une nouvelle répétition d’une situation dont nous avons déjà fait le lien avec une de nos blessures.


Parfois les personnes se sentent désespérées, comme si la guérison était pour les autres et pas pour elles.


Souvent nous nous rendons compte en thérapie qu’il s’agit d’une partie de la problématique qui n’a pas encore été rendue au conscient tout simplement.


N’oubliez pas que certaines situations sont à la croisée de plusieurs blessures et semblent revenir sans cesse alors que nous oublions ce que nous avons déjà libéré par ailleurs.


C’est une forme de maltraitance que nous pouvons nous faire à nous-mêmes qui est à l’opposée de la tendresse nécessaire à toute guérison…


Alors ne cessons pas de vivre nos élans spontanés de vie, soyons vigilants à ne pas utiliser notre savoir et notre puissance spirituelle comme une arme et suivons notre chemin tranquillement, à notre rythme et celui de notre inconscient !


Nous pourrons alors cueillir les fleurs de cet amour retrouvé pour nous-mêmes et cheminer tout en douceur...

Vive la vie !

Ariane

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