Mon chemin d’artiste - une voie vers le Soi


La musique et la poésie ont toujours fait partie de ma vie.


J’ai commencé le piano classique très jeune et de 13 à 18 ans j’ai fait partie d’un groupe de jazz, sorte de comédie musicale d’adolescents qui sillonnaient la France au mois de Juillet et jouaient dans un théâtre à Paris les Mercredis. On a même enregistré un disque !


J’adorais ça l’émulation du groupe, la musique, la joie de chanter, et de partager !

J’y ai rencontré mon premier amour qui est mon mari aujourd’hui.


Puis la matrice s’est refermée sur moi avec son lot de pressions et de perte de lien avec mon âme.

J’étais une bonne élève et les « voies royales » qui se sont avérées être des cages dorées se sont refermées sur moi.


Sans doute cela parlera à certains et certaines d’entre vous.


J’ai lâché l’être pour le faire, il faut dire que personne ne m’avait expliqué que je pouvais être moi-même et gagner ma vie !

Heureusement à 30 ans la poussée de mon âme est devenue très forte et un libre du Dalaï Lama, un voyage au Népal ainsi que la rencontre spirituelle avec Mère et Sri Aurobindo (à travers leurs écrits) me donnent l’énergie de demander un licenciement.


J'avais progressé rapidement dans la hiérarchie en même temps que la société pour laquelle je travaillais mais je m'ennuyais et je ne trouvais pas de sens profond à ce que je faisais.


J’étais manager et le fait d'avoir répondu à mon besoin de reconnaissance à 30 ans (basé sur des compensations de blessures) m'a permis de faire ma crise de la quarantaine plus vite !


Bien sûr cette demande de licenciement semblait complètement folle aux yeux de toutes et tous (à l'époque ça n'était pas si fréquent) mais pour moi c’était une question de survie !

A ce moment là, synchronicité, je retrouve aussi mon premier amour et je me lance à corps perdu dans la musique et l’écriture de chansons ainsi que dans dans un long processus de guérison...


Je monte une comédie musicale satirique de chanson à textes avec d’autres auteurs compositeurs interprètes « Ton conte est bon Bobby » puis mes propres spectacles « On est tous des jambiens » et « Les trentenaires révolutionnaires » avec mes chansons porteuses de sens, pont entre le jazz et la chanson à texte (accompagnée par un pianiste, une violoniste puis un contrebassiste).

Le public aime beaucoup mes chansons mais moi je suis épuisée de tout porter à bout de bras, je me sens décalée avec mes chansons sur la conscience, peut être trop en avance sur mon temps ? Et en même temps ça n'est ni des mantras ni de la musique classique et donc en décalage même avec les milieux spirituels de l'époque.


La scène me confronte aussi beaucoup à ma féminité et certaines blessures m’empêchent de la vivre sereinement.

A la naissance de mon fils Lazare je fais un break. Je continue à donner des cours de chant et commence à donner des consultations d’astrologie suite à ma formation d’astrologue à Agapé.

Je n’ai ni le temps ni l’énergie pour investir sur mon projet artistique et les quelques tentatives que je fais n’aboutissent pas.

Cela reste une sorte de blessure secrète en moi, comme si mon essentiel ne pouvait pas s’exprimer.


Mon processus de guérison me passionne mais il me prends beaucoup de temps et d’argent.


Mes croyances sur le fait que la vie soit une lutte persistent malgré la conscience que je porte dessus.

J’arrive quand même à enregistrer trois nouveaux titres aux mélodies plus chaloupées issues de mes plongées dans le corps avec notamment la fasciathérapie et la méthode de libération des cuirasses à laquelle je me forme et que je pratique (comme à tout un tas d’autres outils thérapeutiques d’ailleurs) : "Généreuse", "Mon premier cheveu blanc", "Petite fille aux mains ficelées".


Mon activité de thérapeute se développe beaucoup et me prends aussi beaucoup d’énergie. J’aime ce que je fais mais je suis souvent fatiguée, plus de place pour la musique.

Viens alors la rencontre avec les rêves et j'entame une analyse de rêves Jungienne. Le Soi, centre transcendant de la psyché, semble pousser en moi pour que je retrouve le chemin de la musique.

Mes rêves semblent me guérir en profondeur et harmoniser petit à petit ma vie et mes relations, guérir les endroits où ça semblait séparé, petit à petit, comme un fil qui raccommode.


Je choisis de me former à l’analyse de rêves dans "l’école des rêves et des profondeurs", tant j’y trouve une profonde cohérence et une guidance incroyable.

Un jour, en m’entendant chanter une de mes chansons à quelqu’un, un de mes formateurs de l’école des rêves me demande pourquoi je ne fais plus de scène.

Je lui réponds que j’aurais peur que ça parte de l’ego, de l’inflation et là il me réponds un truc du genre : c’est de l’ego de composer de si belles chansons et de ne pas les chanter !


Ça me fait un électro choc. Je découvre un égo assez sournois chez moi qui confondait humilité et déflation (Lune en Vierge et Neptune dominant pour les fans d’astro).

Les feux sont au vert et je choisis d’enregistrer un clip autour de ma chanson « Généreuse ».


Je sors officiellement un album numérique de chansons enregistrées dans le passé et que je n’avais jamais partagées.

C’est à ce moment là que les lecteurs de mes bulletins découvrent la chanteuse que je suis, certains pensent même que c’est une nouvelle activité ! Je prends alors conscience de la coupure énorme que me m’étais fait vivre en arrêtant la musique.

Mes rêves continuent à m’aider à ne pas scinder mes deux activités, ce qui me rend profondément heureuse, moi qui ait toujours eu du mal avec les masques et les limitations. Ils m'aident aussi à ce que ce nouvel élan artistique ne soit par récupéré par l'archétype du "masculin en inflation" qui sévit souvent dans nos psychés.

Dans l’analyse de rêve c’est le rêve le véritable thérapeute il est donc beaucoup plus facile pour moi de relier mes deux activités en me sentant une artiste du Soi et de quitter mon ancienne Persona de « thérapeute du moi » qui m’éloignait chaque jour d’avantage de l’artiste en moi (la Persona est un modèle de perfection obligatoire qui refoule dans l'ombre ce qui ne correspond pas à son idéal de perfection).

Mon activité de thérapeute commence alors à me nourrir comme jamais et je ne suis plus fatiguée à la fin de mes journées au contraire, je trouve dans les rêves une ressource « anti tragique » hyper dynamisante et porteuse de foi. Je prends beaucoup de plaisir dans mes accompagnements.


En parallèle, je demande à Andy Guthrie, un ami musicien professionnel du quartier de m’aider à structurer mes partitions pour les proposer à des musiciens.

Au fur et à mesure nous prenons plaisir à jouer ensemble et je découvre dans ses yeux que mes musiques sont très riches et mélodiques.

En parallèle je chante souvent à la fin des sessions de formations de l’école et découvre à quel point je n’ai plus du tout les mêmes sensations que 15 ans auparavant.


Je me sens plus habitée, portée par une énergie dans mon corps.

Les retours enthousiastes de mes amis de l’école sont comme un baume. C’est tellement chouette de chanter devant un public si sensible.


Les enseignements de la thérapeutiques de la Kabbale et les méditations cellulaires inspirées de Mère et Sri Aurobindo (et oui je les retrouve sur mon chemin) me portent beaucoup et m’inspirent aussi des chansons. Je prends conscience de l'importante des proclamations dans le processus de guérison et je me rends compte que c'est un peu ce que je fais dans mes chansons.

Pendant les répétitions, Andy Guthrie mon pianiste m’encourage à m’accompagner au piano, ce que je n’avais encore jamais osé faire.


Sa douceur et sa sensibilité m’inspirent de nouvelles chansons pour deux voix, notamment "J'ai mal à ma terre" et "J'ai connu les mots pointus".

Je suis portée par cette union musicale, par la douceur et la sensibilité de cet homme et le fait de penser « duo » m’aide encore plus à sortir des pièges de l’ego de chanteuse.

Nous nous soutenons depuis notre sensibilité en développant petit à petit la foi qu’il y a de la place pour mes chansons et notre musique.


En lui traduisant mes chansons je lui explique la vision des rêves, l’inflation piège tout ça et il me semble que ça l’aide beaucoup comme si ça lui permettait de lâcher aussi l’obligation de réussite très présente dans le système américain.


De son côté il m’aide à être plus dans le jeu (nous formons l’axe Gémeaux Sagittaire à tous les deux !!).

Mes rêves m’inspirent de nouvelles chansons et les mélodies semblent comme s’enrichir harmoniquement ! Des échanges avec des amies et ma pratique d'accompagnement des femmes, m'inspirent la chanson "Toi mon corps, toi mon ami"

Aujourd’hui je suis heureuse de pouvoir enfin partager ces chansons avec mon public et je ressens aussi que l’ouverture de conscience du monde est plus en lien avec mes messages, ce qui me donne la foi pour continuer dans une optique de partage.


Je me rends compte aussi en partageant mes chansons à l’étranger, notamment au Brésil que de part leur musicalité elles peuvent toucher le cœur de ceux et celles qui les écoutent en dehors même de la profondeur des textes…

J’essaie de m’en remettre le plus possible à la puissance de vie, je me sens accompagnée de l’intérieur, aidée aussi par mon entourage, heureuse d’offrir ma sensibilité au service de la grâce !

Etre la plus transparente pour transmettre la sensibilité du sacré, c’est une direction pour moi, même si je reste une humaine avec ses ombres et ses doutes!

Voilà j’avais envie de vous partager tout ça simplement, et je remercie la Shakti d’avoir été présente très tôt dans ma vie à travers la musique et la poésie.


N'hésitez pas aussi à commenter et partager sur votre propre chemin, nous partageons toutes et tous la même humanité.


Ariane

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