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Le surinvestissement dans le travail : pourquoi certaines personnes voudraient ralentir et n’y arrivent pas… Quelques pistes depuis les angles de la psycho-pat

 

 

En tant qu’ancienne « workaholic », j’ai pu observer que mon rapport au travail changeait au fur et à mesure de ma transformation intérieure.

 

Ce rapport avait été dans le passé d’autant plus souffrant pour moi que  ma conscience ne se leurrait pas sur le côté pathologique de la chose sans que j’arrive pour autant à le transformer.

 

Par ailleurs, combien de personnes ai-je entendu me dire qu’elles travaillaient trop sans pour autant pouvoir s’arrêter ?

                           

C’est mon expérience personnelle ainsi que mon expérience de thérapeute que je vous livre ici à un moment de ma vie ou j’ai retrouvé l’équilibre entre ma vie personnelle et professionnelle, même si il y a bien sûr des ponts entre les deux  !

 

J’ai eu la chance d’avoir pu recevoir un enseignement en psycho-pathologie qui, non seulement n’était pas enfermant, mais qui permettait aussi de mettre des mots sur des noyaux en nous qui pouvaient nous limiter.

 

J’ai alors pu comprendre que chacun de nous avait une structure : névrotique, état-limite (borderline) ou psychotique et que nous avions par contre tous un noyau de chaque en nous.

 

C’est ces noyaux que j’aimerais vous présenter ici avec les angoisses associées sous l’angle de leur rapport avec le travail.

 

Il est bien évident que ces noyaux ont des influences sur tous les autres pans de nos vies.

 

Je vous transmet aussi ce que m’ont enseignés les rêves dans une vision plus Jungienne.

 

La vision issue de la psycho-pathologie

 

 

Le noyau psychotique 

 

Ce noyau prend racine dans les expériences de la vie intra-utérine, la naissance et le premier lien à la mère.

 

Il est aussi en lien avec notre système trans-générationnel (liés aux traumatismes de la guerre, de pertes précoces, d'abus, d'exils..).

 

Les angoisses associées à ce noyau sont les angoisses d’anéantissement, de morcellement, de vidage et de persécution.

 

Le besoin ici est un besoin d’être contenu pour ressentir son existence.

 

Lorsque la sécurité n’a pas été ressentie assez par l’enfant, il va, adulte rechercher à être contenu pour ne pas « exploser en mille morceaux ou se désintégrer».

 

Le travail peut ici servir de contenant, face aux angoisses psychotiques, comme les sports à outrance par exemple pour ne citer qu’eux.

 

Ce noyau peut être traversé grâce à un accompagnement thérapeutique à la fois enveloppant et cadré (l’inconscient a besoin de régularité et de contenant pour pouvoir nous livrer ses profondeurs en sécurité).

 

Tout le travail des constellations familiales, le travail autour de la naissance peut contribuer à libérer ce noyau ainsi que tout travail corporel lié à l’enveloppement. Les médias artistiques peuvent permettre de trouver un échappatoire à ces angoisses psychotiques.

 

Le noyau état-limite (Border Line)

 

 

Les angoisses associées à ce noyau sont liées à la peur de perdre et d’être intrusé. Ce noyau se crée autour de la question de l’attachement avant 3 ans environ.

 

Ici il n’est plus question de la peur de se désintégrer mais d’un sentiment possible de solitude que nous pouvons chercher à fuir à travers le travail.

 

Nous pouvons aussi chercher à fuir ce sentiment de solitude à travers des sorties et autres liens amicaux sur-présents dans notre vie nous permettant de ne pas être seuls voire à travers des relations amoureuses multiples ou à travers des dépendances quelles qu'elle soient.

 

Des deuils non faits chez nos ancêtres peuvent avoir empêché notre mère d’être présente comme nous en aurions eu besoin (les deuils non faits entrainent des difficultés à être en lien de génération en génération).

 

Un cadre thérapeutique cadrant et enveloppant à la fois peut favoriser l’engagement émotionnel, permettre d’accueillir  les tristesses non reconnues et apprendre à mettre des limites saines et structurantes aux autres et dans le travail.

 

Les Fleurs de Bach (ou autres essences travaillant sur l'émotionnel) peuvent favoriser l’accueil et la transformation de la tristesse.

 

Le noyau névrotique

 

 

Ce noyau se crée autour de l’Œdipe (de 3 à 6 ans environ)

 

Les angoisses associées sont les angoisses de castration et de pénétration.

 

Ici se joue tout le rapport à la culpabilité.

 

La peur de la castration peut par exemple créer une angoisse d’être privé de son instrument extérieur de puissance (le travail) ou d’être jugé si la personne n’en fait pas assez et créer des formes de surenchères non propices à l’harmonie de la vie.

 

Si je me suis senti coupable dans ce triangle amoureux de l’Œdipe je peux aussi avoir tendance à compenser le manque de travail des autres et à jouer « le sauveur de l’entreprise »,

 

Il s’agit ici de toute la dynamique du désir et du droit à avoir sa place et ses élans propres qui est concernée. 

 

Je peux fuir dans le travail car au fond je me sens trop coupable pour jouir de la vie. Cette culpabilité peut rejoindre celle existentielle de « devoir sa vie à ses parents ».

 

La dynamique Oedipienne peut se travailler en thérapie à travers des rêves, la dynamique du transfert ou des constellations archétypales. Tous les médias artistiques peuvent également favoriser l’autorisation à vivre ses désirs profonds.

 

La vision Jungienne et les parts de soi

 

Nos rêves sont très précis et nous permettent de  voir si nous agissons poussés par l’énergie du soi ou poussés par des parents intérieurs non alignés qui nous dévient de notre élan.

 

Inflation et déflation du moi

 

Tant que l’être n’est pas ancré dans le soi il peut naviguer entre l’inflation et la déflation du moi, l’inflation masquant la déflation.

 

Nous avons pu hériter par exemple d’un masculin en inflation de notre père et toujours essayer de prouver aux autres à quel point nous sommes forts, intelligents et successfull !

 

Cela prends beaucoup d’énergie et ce type de masculin ne s’occupe pas du tout de soutenir les élans profonds portés par notre féminin.

 

C’est un masculin branché sur l’extérieur qui ne valorise pas notre précieux.

 

Ce masculin dépense beaucoup d’énergie dans le monde extérieur et cela prends beaucoup de notre temps pour peu de satisfaction au final.

 

Le masculin en déflation, lui, peut nous empêcher d’avoir notre dynamique personnelle et nous « tacler » à chaque fois que nous avons un élan.

 

En prendre conscience lui permet de se transformer car la bonne nouvelle c’est que le masculin et le féminin du soi sont déjà en nous et ne demandent qu’à prendre la relève !!

 

Parfois, quand nous ne pouvons pas nous identifier à nos images parentales, c'est bon de savoir que des relais intérieurs existent !

 

Absence de masculin structurant

 

J’ai pris conscience il y a quelques années, venant d’un milieu de développement personnel très tourné vers l’enfant intérieur, que j’avais besoin de développer un masculin différencié.

 

Suite à cela mon côté hyper sensible, quoi que toujours présent s’est calmé pour devenir plus soutenant qu’envahissant.

 

Ce masculin m’a permis aussi de préciser ma direction de vie, de soutenir mes élans profonds et de me recentrer.

 

J’observe cela aussi à travers mes accompagnements.

 

C’est en renonçant à tout ce que nous ne sommes pas et en en faisant de véritables choix qu’une forme de « rentabilité énergétique » entre dans notre vie favorisant une réelle abondance incluant le temps et les espaces d’échange.

 

Sinon il y a éparpillement et donc beaucoup d’énergie dépensée pour peu de fruits au final.

 

Cet Animus est représenté par le Soleil et Mars dans le thème natal ainsi que  Saturne pour la fonction de limite.

Le féminin et le masculin qui se tournent le dos 

 

Parfois nous avons du mal à faire cohabiter deux énergies qui ont mal cohabité dans notre enfance (mauvais entente entre des parents en plus forts différents) et ces énergies nous tiraillements chacune dans un sens et se méfient l’une de l’autre.

 

C’est très clair dans les rêves ou l’homme tourne le dos à la femme par exemple.

 

Le thème natal permet aussi d’observer ces tensions dans des carrés entre les luminaires et Saturne ou entre les luminaires entre eux ou entre Mars et Vénus.

 

Et pourtant une synthèse est toujours possible et le fait juste de prendre conscience précisément de cet antagonisme à travers nos rêves va favoriser la transformation de cette tension initiale.

 

Pour les hommes

 

Il est essentiel pour l’homme de reprendre contact avec son anima (partie féminine) dans laquelle il va pouvoir se ressourcer et trouver une énergie des profondeurs qui l’aidera à sortir de sa dimension exclusivement Yang  tournée, elle, vers l’extérieur.

 

Cette Anima va le mettre en contact avec sa nature profonde. Elle lui sert de médiateur avec le soi, comme l’Animus chez la femme.

 

Elle est matérialisée par la Lune, Vénus et la Lune Noire dans le thème natal.

 

Le lien avec l’Anima apporte une magie qui « ralentit le temps », une ouverture à la relation et à travers elle à l’espace du non temps…loin du diktat de "travailler plus pour gagner plus"…

 

Pour conclure je dirais que nos natures profondes sont toutes différents en fonction de nos éléments dominants (eau, terre, feu, air). Toutefois un excès en toute chose est toujours un déséquilibre préjudiciable à notre bien être corporel et spirituel.

 

Voilà il ne s’agit que de pistes, le sujet est fort vaste mais j’espère qu’elles auront pu créer quelques tilts chez certains d 'entre vous…

 

 

 

 

 

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Commentaires: 1
  • #1

    Clémentine F. (lundi, 30 juillet 2018 17:16)

    Merci ma belle pour cet article qui tombe à point.
    Gros bisous à tous les 3
    À très bientôt j'espère